lundi 27 avril 2009

Lisbonne : les borboletas du Jardin botanique

Lagartagis: des panneaux discrets guident le visiteur dans un angle protégé du Jardin botanique... jusqu'à la Maison des borboletas. Découverte! une demi-sphère de 220 mètres carrés, sous laquelle volent déjà... des papillons. 

(photo: Inẽs Nogueira)

Objectifs de l'Association Lagartagis: réaliser un jardin méditerranéen pour élever des papillons de la Péninsule Ibérique et obtenir 15 espèces avec des populations stables. Travail difficile qui exige des soins quotidiens importants:


Cultiver les plantes-nourricières...
Elever les oeufs et nourrir les chenilles... 
Protéger les chrysalides...
Et à la fin, admirer les papillons...
Des formes éphémères, fruits d'une très longue maturation. 


Sortir de sa chrysalide et apparaître  sous un nouveau jour?

dimanche 26 avril 2009

Lisbonne : mystérieux jardin botanique


Sur la colline qui domine l'Avenida, autour de la Faculté des sciences naturelles, un jardin discret descend doucement vers la ville. J'y ai cherché des lumières et des odeurs connues ailleurs. Dans cet univers végétal, où j'ai cru me perdre comme à Sintra, malgré les apparences,  j'ai rencontré beaucoup d'êtres vivants...   

des arbres- vieillards...


des humains...


et des borboletas... 
Borboletas?  encore secret pour le moment

vendredi 24 avril 2009

Antonio Vieira : le «sermon aux poissons»

Dans la Cathédrale de Lisbonne, près de l'entrée un peu sombre, on découvre une niche grillagée, au plafond humide, et comme abandonnée. On y voit ce curieux tableau en azulejos défraîchis. Le pont aux trois arches a un air chinois et le prédicateur une ressemblance avec Saint François d'Assise... et il parle aux poissons! Les visiteurs restent perplexes et le sens caché.



De retour dans mes livres, j'ai appris ceci:  au 17e siècle, un Jésuite fameux, Antonio Vieira, écrivit une oeuvre majeure de la littérature portugaise. Dans sa critique du monde, il joua des animaux de la fable et mit dans la bouche du prédicateur, qui est Saint Antoine de Sé, un «sermon aux poissons»...

«Ce qui me  déplaît en vous, poissons, c'est que vous vous mangez les uns les autres. C'est un grand scandale, mais les circonstances l'aggravent encore. Non seulement vous vous dévorez les uns les autres, mais les gros poissons mangent les petits. L'inverse serait moins grave. Si les petits mangeaient les gros, un gros suffirait à beaucoup de petits. Mais comme les gros mangent les petits, ce ne sont pas des centaines, pas même des milliers de petits qui suffisent à un gros.»

Pas étonnant, on s'en doute, que cette chapelle et son message muet restent dans l'ombre.

mercredi 22 avril 2009

Avril au Portugal : le temps des oeillets

A l'ombre de la Cathédrale de Lisbonne, cette ancienne prison. Sous le régime de Salazar, elle a servi de lieu de torture et d'incarcération des opposants politiques. Encore aujourd'hui, même au soleil du printemps, ses murs suintent l'angoisse et la peur...


Guéris de la guerre par l'Afrique, des soldats et des officiers en armes prennent d'assaut les lieux du pouvoir. C'est le temps des oeillets. Cette caserne est enfin libérée. Encerclés au siège de la PIDE, rue António Maria Cardoso, des agents ultras ont tiré sur la foule. Le prix de la liberté pour leurs otages. 

La paix à ceux qui s'en souviennent...